Termes généraux
Lorsqu’on parle de droit en langue maorie, certains termes généraux reviennent fréquemment. Voici quelques-uns des termes de base que tout apprenant devrait connaître :
Ture : Le mot « ture » signifie « loi » en maori. C’est un terme fondamental utilisé dans divers contextes juridiques, allant des lois gouvernementales aux règlements locaux.
Rangatira : Ce terme se traduit généralement par « chef » ou « leader ». Dans le contexte juridique, il fait souvent référence aux chefs de tribus ou aux leaders communautaires qui jouent un rôle clé dans l’application des lois et des coutumes.
Whenua : Le terme « whenua » signifie « terre ». Dans le cadre juridique, il est souvent utilisé pour parler des droits fonciers, des terres tribales et des questions de propriété.
Termes relatifs aux droits fonciers
Les droits fonciers sont un aspect essentiel du droit maori, en raison de la relation profonde et historique que les Maoris entretiennent avec leur terre. Voici quelques termes spécifiques :
Mana whenua : Ce terme désigne l’autorité et la souveraineté sur une terre. Il est souvent utilisé pour parler des droits des tribus à gérer et à protéger leurs terres ancestrales.
Rāhui : Un « rāhui » est une forme de restriction temporaire imposée sur une terre ou une ressource naturelle. Il est souvent utilisé pour protéger des zones spécifiques contre l’exploitation ou pour préserver des ressources.
Whakapapa : Ce mot signifie « généalogie » ou « lignée ». Dans le contexte des droits fonciers, il est crucial car il établit les liens ancestraux avec la terre et détermine les droits de propriété et de gestion.
Termes relatifs aux traités et aux accords
Les traités et accords jouent un rôle central dans l’histoire juridique des Maoris, notamment le Traité de Waitangi, signé en 1840 entre les chefs maoris et la Couronne britannique. Voici quelques termes couramment utilisés dans ce contexte :
Tiriti : Ce terme signifie « traité ». Le « Tiriti o Waitangi » est le nom maori du Traité de Waitangi, un document clé dans l’histoire de la Nouvelle-Zélande.
Kawenata : Ce mot signifie « accord » ou « pacte ». Il est souvent utilisé pour parler des accords formels entre les tribus maories et d’autres parties, y compris le gouvernement.
Whakatau : Ce terme signifie « règlement » ou « décision ». Il est souvent utilisé dans le contexte des règlements juridiques ou des décisions prises pour résoudre des différends.
Termes relatifs aux institutions juridiques
Plusieurs institutions jouent un rôle crucial dans l’application du droit maori. Voici quelques termes relatifs à ces institutions :
Rūnanga : Ce terme désigne un conseil tribal ou une assemblée. Les « rūnanga » jouent un rôle clé dans la prise de décisions et la gestion des affaires tribales, y compris les questions juridiques.
Kōti : Ce mot signifie « tribunal » ou « cour de justice ». Il est utilisé pour parler des institutions judiciaires où les affaires sont jugées.
Waka : Bien que ce terme signifie littéralement « canoë » ou « embarcation », il est souvent utilisé de manière métaphorique pour désigner un groupe ou une entité collective, y compris dans des contextes juridiques.
Termes relatifs aux droits et responsabilités
Dans le cadre juridique, les droits et responsabilités des individus et des communautés sont des concepts centraux. Voici quelques termes essentiels :
Mana : Ce mot signifie « autorité » ou « prestige ». Dans un contexte juridique, il fait souvent référence aux droits et à l’autorité des individus ou des groupes à prendre des décisions et à exercer des responsabilités.
Kaitiakitanga : Ce terme signifie « gardienship » ou « stewardship ». Il est utilisé pour parler des responsabilités des individus et des communautés à protéger et à gérer les ressources naturelles et culturelles.
Tapu : Ce mot signifie « sacré » ou « restreint ». Dans un contexte juridique, il peut être utilisé pour désigner des objets, des lieux ou des pratiques qui sont protégés par des restrictions spéciales.
Termes relatifs aux procédures judiciaires
Enfin, il est important de connaître quelques termes relatifs aux procédures judiciaires, car ils sont souvent utilisés dans les contextes juridiques maoris :
Whakawā : Ce mot signifie « juger » ou « décider ». Il est utilisé pour parler du processus de prise de décision dans les affaires judiciaires.
Take : Ce terme signifie « cause » ou « affaire ». Il est utilisé pour parler des cas ou des affaires juridiques qui sont présentés devant un tribunal.
Tohe : Ce mot signifie « dispute » ou « différend ». Il est souvent utilisé pour parler des conflits ou des litiges qui nécessitent une résolution juridique.
Conclusion
La langue maorie est riche et complexe, et ses termes juridiques reflètent une longue histoire de coutumes, de traditions et de lois. Comprendre ces termes est essentiel pour quiconque s’intéresse au droit maori ou souhaite travailler avec des communautés maories. En apprenant ces mots et concepts, les francophones peuvent non seulement améliorer leur compréhension du maori, mais aussi approfondir leur appréciation de la culture et des valeurs maories.
Que vous soyez un étudiant en droit, un anthropologue ou simplement un passionné de langues, nous espérons que cet aperçu des termes juridiques maoris vous aura été utile. N’oubliez pas que la langue est une porte d’entrée vers la culture, et qu’en apprenant ces termes, vous contribuez également à la préservation et à la revitalisation du te reo Māori.
Pour aller plus loin, il est recommandé de participer à des cours de langue maorie, de lire des textes juridiques en maori et de s’engager avec des communautés maories pour comprendre comment ces termes sont utilisés dans la pratique quotidienne. La maîtrise de ces termes vous permettra non seulement de naviguer dans le paysage juridique maori, mais aussi de renforcer vos liens avec une culture riche et dynamique.